Mise à jour le 22 décembre 2017

 

NOUVELLE EDITION DU GUIDE PRATIQUE 2021/2022

AVANT PROPOS

L’an dernier à la même époque, Emmanuel Macron déclarait qu’il ne renonçait pas aux réformes de la retraite et de l’assurance chômage.


Lors de son intervention télévisée du 9 novembre dernier, le Chef de l’État a assuré que le dossier retraite serait au centre de la campagne présidentielle. Le candidat, non déclaré à un nouveau mandat de 5 ans à l’Élysée, s’est prononcé pour un recul de l’âge légal de la retraite et la suppression des régimes spéciaux.


Au-delà, après avoir soutenu que l’emploi s’est amélioré (alors que l’Unédic compte un emploi disponible pour 23 chômeurs), E. Macron s’est félicité de sa réforme de l’assurance chômage qui a durci le calcul de l’allocation d’aide au retour à l’emploi et aggravé sévèrement les conditions d’ouverture des droits en portant l’accès à l’indemnisation à 6 mois (contre 4 précédemment) dans les 24 derniers mois.


Durant l’année écoulée, le gouvernement n’a pas ménagé son énergie pour poursuivre le processus d’étatisation de la protection sociale avec le basculement de son financement sur l’impôt. En outre, il a poursuivi une politique d’exonérations des cotisations sociales, source de l’affaiblissement de notre système de protection sociale qui repose sur le salaire socialisé.
Le Président n’a par contre pas eu un mot sur l’évasion fiscale ou les versements indécents de dividendes aux actionnaires. Pas un mot non plus sur la montée de la pauvreté et de la précarité ou encore sur la nécessaire revalorisation du Smic et la nécessaire automaticité de l’augmentation des minima de branches.


Nos professions ont été fortement mobilisées au cours du printemps dernier contre la réforme de l’assurance chômage et pour obtenir des droits sociaux pour tous. Dans la foulée de l’occupation du Théâtre National de l’Odéon, plus d’une centaine de lieux culturels ont été occupés durant de longues semaines. L’exécutif, quoiqu’il en dise, a dû en tenir compte. Ce mouvement revendicatif a notamment permis de mettre en lumière la situation des privés d’emploi et des précaires. Il a aussi – avec ses limites – permis d’arracher après l'« l’année blanche » pour les salariés intermittents du spectacle et diverses aides à la suite des préconisations du rapport Gauron.


Autre avancée sociale, le décret du 17 novembre dernier, qui a allongé à 12 mois pour toutes et tous le versement des indemnités journalières maternité/maladie en cas de reprise d’une activité professionnelle.


S’agissant des annexes 8 et 10, on lira avec attention la foire aux questions sur les droits des artistes et des techniciens du spectacle vivant et enregistré à compter du 1er janvier 2022.

Bon de commande édition 2021 - 2022 :